Skip to main content

LE FONDS DE LA PENSÉE

CHRONIQUE DE MYRIAM JÉZÉQUEL, rédactrice/journaliste/écrivaine
POUR CREATIVE MORNINGS MONTRÉAL
26 novembre
2024

INTENTION DE LA CHRONIQUE 

Le fonds de la pensée, c’est une chronique pour aller au fond des idées, au fonds des choses. Approfondir des réflexions. Ouvrir des possibilités, accueillir de nouvelles perspectives. Surtout, l’envie de prolonger la discussion par de nouvelles questions à notre conférencier/ière du mois, histoire de faire le tour de sa pensée. C’est l’intention de cette chronique : vous donner encore plus de « matière à réflexion ». Bonne lecture !

L’ENTREVUE : Mériol Lehmann

D’origine suisse et résidant au Québec depuis plus de 40 ans, son premier contact avec le Québec, est une photo de ferme ! Aujourd’hui, photographe et artiste en art sonore et en art médiatique, il capte en photos la ruralité actuelle, dans toutes ses dimensions à ras de pâquerettes comme à haute altitude. Que ce soit sous forme d’expositions, d’installations ou de performances, son travail a été présenté dans de multiples lieux de diffusions sur cinq continents, interpellant par l’image, les impacts de l’agriculture productiviste sur la crise écologique. « En s’inspirant des méthodes agricoles qui tiennent compte de l’ensemble des vivants occupant un écosystème, comme la permaculture, il vise à inscrire son travail artistique au cœur d’une pratique qui saura contribuer aux réflexions face à la crise écologique contemporaine » peut-on lire sur son site web professionnel : Mériol Lehmann - à propos

Faire parler les images

D’où vient la nécessité et quelle est l’urgence à documenter les paysages de la campagne québécoise ? « On ne s’inclut plus dans le monde. On utilise ses ressources » affirme d’emblée Mériol Lehmann. Or, ces ressources diminuent année après année. Pour prouver – ou plutôt – documenter ce risque écologique, son outil, c’est la photographie. L’art de faire parler les images et de mettre les images en dialogue. Si « une bonne photo est une photo qui a du sens, ce n’est pas pour autant du photojournalisme », précise le photographe et artiste. Une façon d’éduquer le regard alors ? « Il y a une narration par les images et il y a une place à l’interprétation ». D’où l’importance, souligne-t-il, de contextualiser les images par les mots, de dire le contexte par le texte pour expliquer.

Ouvrir le regard et l’esprit

Pour ouvrir le regard sur le péril environnemental, Mériol donne à voir les entorses à la terre nourricière par une série de photos éloquentes plutôt qu’il ne cible la photo-choc visant à faire sensation. Si ses photos ont la capacité à toucher les gens, c’est par ce que le photographe en tant qu’artiste nous amène à voir une autre facette de la réalité. Ainsi, du rejet à ciel ouvert des mines d’amiante avec la conséquence de rendre la terre stérile. « Plus rien ne pousse ! » dit-il. Devant l’objectif, il observe les modes de production agricole, les tracteurs guidés par GPS suivant les paramètres des champs, les animaux dit « en liberté » dans les bâtiments et non à l’air libre.

À hauteur de vue

Davantage, pour agrandir le regard sur la réalité, il adopte la photographie aérienne à 60 à 100 mètres de hauteur. « Il faut sortir des images esthétisantes et amener les gens à avoir une réflexion » dit-il. Questionner et pousser à la réflexion, voilà bien l’enjeu de sa pratique documentaire et de sa vision à hauteur de vue. « L’image bouscule l’idée reçue, sème le doute ». À la différence du documentaire critique, souvent revendicateur et plus militant, sa vision du documentaire est d’amener par l’image, à ce que le spectateur se questionne par lui-même, sans lui imposer un message donné. Ces images de la ruralité à hauteur de vue viennent susciter chez lui, des interrogations. À la différence du documentaire avec une position éditoriale très marquée, ces prises de vue permettent une liberté de conscience et favorisent un dialogue constructif, à ses yeux.

Refléter la crise écologique

« Mon travail se devait de refléter cette crise écologique » dit-il. Refléter et aider à voir différemment ? De son point de vue, la force de l’image est de révéler l’écart entre la réalité et les perceptions. Une image forte vient bousculer cette représentation idyllique – cultivée par l’industrie agroalimentaire – d’une vie rurale saine, proche de la nature, avec tout l’aspect bucolique du travail fermier. Aux antipodes de ces clichés qui remontent aux années 50, la réalité est qu’«au Québec, il n’y a plus de vache fermière à cause de l’autonomisation de la traite ». Les fermes en bois avec une vingtaine de vaches ont été remplacées par des bâtiments industriels où des robots traitent autour de 80/90 vaches. Selon lui, l’agriculture industrielle participe à l’effondrement de la biodiversité. Indicateur alarmant de cette crise de sens : c’est chez les agriculteurs qui les taux de suicide seraient les plus élevés, note-t-il.

Derrière l’objectif

Derrière l’objectif, Mériol est un homme de conviction dont la pratique photographique s’accorde avec sa philosophie de l’art et du vivant. En Europe, la vision du monde reste marquée par le dualisme cartésien nature/culture, plaçant l’humain avant et devant le monde. Or, « quand on se pense hors du monde, pourquoi aurait-on besoin d’en prendre soin ? » interroge-t-il. « La notion de propriété de la terre n’existe pas chez les premières nations » fait-il encore remarquer. De même, « ailleurs qu’en Europe, on ne se voit pas en dehors du monde ». L’urgence de prendre soin de la terre passe par sortir de cette séparation, par reconsidérer notre relation au monde. « L’humain n’est qu’un vivant parmi d’autres ». Et « notre survie dépend du vivant ». L’antidote à ce schéma de pensée pourrait bien être de prendre le temps de réfléchir, de poser son regard et de questionner ce qu’on voit. Toutefois, Mériol met en garde contre les réponses simples aux questions complexes. De la même façon qu’il existe plusieurs angles de vue d’une réalité, il existe une diversité de regards et de nuances. « Les solutions sont elles-mêmes complexes » comme une photo peut comporter plusieurs zones grises !

ET VOUS ?

Et vous, qu’est-ce qui accroche votre regard dans cette photo ? Quelle réflexion suscite-t-elle en vous ?

Photo remise par Mériol :

« chemin du troisième-rang-du-bic » est une installation poétique et vidéographique qui conjugue les mots de Marie-Hélène Voyer avec les images et les sons de Mériol Lehmann. Entre les anticlinaux et les synclinaux du Bic, les rangs ont découpé le territoire en enfilades de lots successifs. Des fermes occupent cet espace. Et si le temps rural donne parfois l’impression d’être figé, survoler les champs tel l’urubu nous rappelle que le productivisme a transformé ces lieux bien loin des souvenirs d’enfance.

Source : Mériol Lehmann – chemin du troisième-rang-du-bic


POUR ALLER PLUS LOIN 

Lecture suggérée par Mériol Lehmann :

Baptiste MORIZOT auteur, Alain DAMASIO Postfacier, Manières d'être vivant - Enquêtes sur la vie à travers nous, Éd. Actes Sud, Coll. Nature Mondes sauvages, février 2020, 336 pages.

Lecture suggérée par Myriam Jézéquel :

Hartmut Rosa, Rendre le monde indisponible, Traduit par : Olivier Mannoni, Éditions La Découverte, Collection : Sciences humaines, 01/2020, 144 p.

April’s Theme is Movement.

The body in motion is a thing of beauty. Our cells shake kinetic energy through the finely articulated instruments of muscle, ligament, and bone. We blink, we pulse, we dance. Some even pull off feats of human athleticism and daring, from which we can hardly look away.

Movement is a universal state of being. Even at rest, the matter we’re composed of is in motion — subatomic particles whir about at dizzying speeds, to create the sense of solidity. The things that appear still — the earth beneath us, the trunk of a tree above us, is but a trick of the eye. They move slowly but at a staggering scale.

When we move together, we can build social and collective movements. Like a murmuration of swallows, we can form sweeping visions of a world never seen before. Our collective energy directed like a mighty river flowing downstream, taking unexpected and winding turns to carve mountains.

Our Wellington chapter chose this month’s exploration of Movement, Hannah Webster illustrated the theme, and Mailchimp is presenting the theme.  

(English Below)

Le printemps est arrivé, et il est temps de s'amuser avec notre carton de bingo sur le thème du printemps ! Préparez-vous à cocher les cases avec des fleurs en fleurs, des oiseaux qui gazouillent et des ciels ensoleillés. Toute la preuve que vous avez besoin pour se prouver a nous-memes que l’hiver est fini ! 🌸🐦☀️

Si un marche avec la carte Bingo ne vous conviens pas, tenter une de ces activites creatives pour ajouter de l’ete dans vos journees pluvieuses:

1. Apportez des couleurs vives : Ajoutez des couleurs estivales à votre décoration intérieure, comme des coussins jaune vif ou orange, un tapis coloré ou une peinture joyeuse.

2. Bougies parfumées : Remplissez votre maison du parfum de l'été en utilisant des bougies parfumées ou des huiles essentielles comme les agrumes, la noix de coco ou les fruits tropicaux.

3. Plantes d'intérieur : Apportez un peu de verdure à votre maison avec des plantes d'intérieur qui vous rappellent l'été, comme les palmiers ou les fougères.

4. Jouez de la musique estivale : Créez une playlist de vos chansons estivales préférées et jouez-les dans toute votre maison.

5. Cuisine estivale : Préparez des plats estivaux comme des fruits de mer, du barbecue ou des fruits tropicaux.

6. Habillez-vous en vêtements d'été : Portez des vêtements d'été comme des vêtements de couleur vive ou des imprimés floraux.

7. Utilisez des produits de soins corporels parfumés à l'été : Utilisez des produits de soins corporels tels que de la crème solaire, de l'huile de coco ou du gel douche parfumé à la plage pour vous rappeler l'été.

8. Planifiez des vacances d'été : Commencez à planifier vos vacances d'été en recherchant des destinations tropicales ou des escapades à la plage.

9. Regardez des films estivaux : Regardez des films qui se déroulent en été, comme des films de plage, de surf ou des documentaires de voyage.

10. Apportez la plage chez vous : Créez un espace sur le thème de la plage dans votre maison avec des coquillages, des serviettes de plage, des chaises de plage ou un parasol.

En incorporant ces astuces, vous pouvez apporter la sensation de l'été dans votre vie même pendant les mois d'hiver et journees printannieres.

(English version:)

Spring has sprung, and it’s time to get in on the fun with our spring-themed bingo card! Get ready to mark off squares with blooming flowers, chirping birds, and sunny skies. This is the perfect opportunity to prove to ourselves that winter is finished!   🌸🐦☀️

If you’re not so into a walk with a bingo card, Here are some tricks to make it feel like summer even during the cold and rainy days:

1. Bring in bright colors: Add some summer colors to your home decor, such as bright yellow or orange pillows, a colorful rug or a cheerful painting.

2. Scented candles: Fill your home with the scent of summer using scented candles or essential oils such as citrus, coconut, or tropical fruits.

3. Indoor plants: Bring in some greenery to your home with indoor plants that remind you of summer such as palm trees or ferns.

4. Play summer music: Create a playlist of your favorite summer songs and play them throughout your home.

5. Cook summer dishes: Cook up some summer dishes such as seafood, BBQ, or tropical fruits.

6. Dress in summer clothes: Wear summer clothes such as bright colored clothing or floral prints.

7. Use summer scented body products: Use body products such as sunscreen, coconut oil or beach-scented body wash to remind you of summer.

8. Plan a summer vacation: Start planning your summer vacation, researching tropical destinations or beach getaways.

9. Watch summer movies: Watch movies that take place during the summer, such as beach movies, surfing movies or travel documentaries.

10. Bring the beach to you: Create a beach-themed area in your home with seashells, beach towels, beach chairs or a beach umbrella.

By incorporating these tricks, you can bring the feel of summer into your life even during the winter months… now spring months!

Avez-vous d’autres idees?? Any other ideas??

image

Our Monterrey chapter chose this month’s exploration of Corruption and Violeta Hernández illustrated the theme.

Corruption can start innocently, like favoring someone you know over someone you don’t. Or recalling a gift they once sent, and repay them with a project for that sweetness. Corruption is a spectrum, rewarding social connections and financial advantages over the rules of fair play. It exists in every society and every institution. 

Some people survive through corruption, the labyrinthine bureaucracies where they live making it literally impossible otherwise. But while they survive, others perish. Rising plumes of toxic chemicals, collapsing buildings not constructed to code, we owe the calamities all around us to those who cared more about profit than people and gain over the greater good. 

As social anthropologist Lucy Koechlin notes, “A world without corruption is a powerful idea. But it doesn’t appear out of the blue.” It takes courage to speak out. To demand transparency and accountability. To strengthen whistleblower protections and the rule of law. To break up corporate concentration while organizing coalitions of people to reset the balance. What will you do to hold power to account? 

2023 February's theme is TOUCH

Across the years when we had to stay apart to keep one another safe, skin hungered for the sensation of being pressed against another. The longing for touch was deeply felt.

Unlike sight or sound, the senses we primarily rely on for information, touch cannot be conveyed across distance through screens and speakers. Touch invites us to slow down, pay attention, and come closer.

When we open ourselves to the ineffable — what cannot be transmitted through words — touch emerges as a language unto itself. The grit of the soil under our bare feet, the clay slip enrobing a potter’s wheel, the sun-warmed fur of a beloved pet — these sensations can be healing.

How will you stay in contact with the electric matter that keeps us alive? What will pass through your hands today?Our Lisbon chapter chose this month’s exploration of Touch and Emma Lopes illustrated the theme.  

2023 January's theme is SANCTUARY

You can stop running now, you are safe here. A sanctuary offers protection to those who are vulnerable: those who are fleeing violence, those who have been cast off and told there is no place for them there, even animals whose habitats have disappeared. Here is a place where you can finally lay your head down and rest.

The original meaning of sanctuary was a sacred place, containing a holy relic or person. A sanctuary recognizes that each of us, no matter where we have came from or what we’ve done, and our needs — for a full belly, for a roof, for safety, to be free from worry — are inviolable and whole. Where is it that you find refuge? What happens to your body when you cross its threshold? And most importantly, how can you hold the door open for others?Our Sheffield chapter chose this month’s exploration of Sanctuary, Lisa Maltby illustrated the theme, and Mailchimp is presenting the theme.

2022 December's theme is ABUNDANCE


Abundance is a state of plenty. In an intensely competitive society, we often feel like we have the opposite. Capitalism breeds a mentality of scarcity — it’s hard to feel like we have enough when we’re constantly trying to accumulate more.

Gratitude magnifies our experience of abundance. When we marvel at the taste of ripe summer fruit, juice bursting from its skin. When we set a table, a seat for every person we cherish, and bathe in the radiance.

Generosity multiplies abundance. When we prioritize mutual flourishing over private stockpiling, plant ecologist Robin Wall Kimmerer posits, “the practice for dealing with abundance is to give it away.” Once you stop hoarding what you fear to lose, you find that the more you share, the richer — in community, in wellbeing — you become.

What would it take for us to feel like we have enough? What does it take for us to unclench our fists and share our overflowing bounty?

Our Santa Fe chapter chose this month’s exploration of Abundance, Neebinnaukzhik Southall illustrated the theme, and Mailchimp is presenting the theme.

2022 November's theme is TRUTH

Truth lies at the bottom of a well, winding from its source in the icepack of distant mountains. Truth tastes pristine, uncompromised by what would be profitable or convenient. Truth causes your body to hum like a tuning fork, resonating at the same frequency as the universe around you. “When you experience an undeniable truth,” writer and social worker Jessica Dore observes, “you will beg, borrow, and steal. You will rearrange your whole life, forsake everything, just to serve what is real.”


And yet the truth is fiercely contested when competing narratives collide. We forge our truth in a crucible, testing its strength through heat and hammering. Instead of smashing our convictions against one another like a particle accelerator, could we sort through the messy, contradicting facts from all around us, together? Can we wade through paradox, the dark tangle of it all, and make sense of the world?


Our Buenos Aires chapter chose this month’s exploration of Truth and Sol Cotti illustrated the theme.

2022 October's theme is ETHOS

Ethos is that specific quality that defines a place, time, or group of people. When you step into a room, a busy downtown, or a community gathering, you intuit its spirit. A messy DIY space invites experimentation and mistakes, a lush city park promises tranquility to anyone who seeks it. Maybe you even know of a monthly event where everyone is welcome and everything is free of charge.

At its core is a paradox: despite the specificity of an ethos, it’s impossible to pinpoint or trace to a specific origin. What honed that distinctive sensibility is long gone, vanished into myth.

With our actions and words, we embody these values and beliefs beyond conscious knowing. In turn, we subtly shape the ethos that our descendants — of family, of place — will receive from us. Ethos is alchemic, ineffable, and infinitely ponderable across place and culture. What ways of moving through the world did you inherit?

Our Asheville chapter chose this month’s exploration of Ethos and Colin Sutherland illustrated the theme.

What about now ?

by Diana Hor | Host CreativeMornings/Montréal

image

More than 2 years ago now, I took the lead of our wonderful chapter of CreativeMornings/Montréal. 2 years later, I am elsewhere in my life. We went through a pandemic, I changed my job, I discovered other ambitions that I hadn’t seen coming and I have other projects in mind.

And it is precisely because I am elsewhere that I am no longer the best person to lead CreativeMornings/Montréal.

I have been part of the CreativeMornings family since January 2018. It has been 4 years since I joined MTLCM where I started as chief of breakfast, to discover and highlight the breakfast entrepreneurs of our city. Then I took over as chief of staff and officially started taking care of the team at that point. In the meantime, I took great care of the influence and visibility of our events, and gradually prepared my entry as a host. I am very proud of my CreativeMornings journey, of my evolution within the organization, but also of my own evolution as a person.

Since then, I believe that there is nothing that I have not done within MTLCM.

I became too comfortable in my organization. And it is precisely because I am too comfortable that I am no longer the best person to lead CreativeMornings/Montréal.

I’m not afraid of anything anymore. Trying new things has become easy. Readjusting our events has become predictable (thanks Covid). Improvising has become my monthly appointment.

There is one thing I haven’t done yet: find my replacement.

I grew up. I have learned. I let go.

I love the person CreativeMornings made me become.

I love everything that I have been able to experience through our mission, the people I have met, who trusted me and in whom I also believed.

But it is time to leave my place and leave the opportunity to someone else and I would be delighted to discover and support this new person.

In May 2022, after our #CMnow conference, I announced that I was leaving CreativeMornings/Montréal no later than May 2023, for our 10-year anniversary. I gave myself a year to prepare for the post-pandemic chapter, recruit and transfer to new team organizers and find a new host to take over MTLCM.


And that’s it, here we are 😊:

CALL FOR THE FUTURE HOST CREATIVEMORNINGS/MONTRÉAL

To the new CreativeMornings/Montréal leadership: Welcome to a new phase of your life.

It will be the best and the worst, and it will be awesome :)

If you are:

  • passionate about your local creative community in Montréal
  • psyched to lead a small volunteer team to put your own spin on MTLCM
  • excited to be connected with 222 chapters and growing
  • one to use the words brave, driven, creative, generous and curious to describe yourself

Click here to apply!

This is a great opportunity to set up a handover process; I am very grateful to be able to open it and offer it to our community.

Great pleasure to meet you 😊!

Thank you so much,

Diana

montreal@creativemornings.com

more