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La force du réseau CreativeMornings : pourquoi on a besoin de vous!

On le répète à chaque événement: en assistant aux événements de CreativeMornings, c’est un réseau mondial que vous rejoignez. Présentes dans quelque 139 villes à travers le monde, les équipes de CreativeMornings sont toujours prêtes à vous accueillir comme il se doit, en partageant avec vous ce qui rend leur ville si vibrante. Une belle façon de voyager n’est-ce pas? 

Récemment, Louis-Félix Binette, hôte de l’édition montréalaise recevait le témoignage de Phil, qui revenait de Prague, où il avait été reçu en prince par les équipes locales

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Voici son témoignage:

Salut Louis-Félix,

Je t’écris pour te raconter la fois où j’ai été accueilli en roi au CreativeMornings à Prague. C’était pour le thème #CMshock et j’en ai eu tout un, de choc!

J’ai assisté à un talk en tchèque où je n’ai absolument rien compris, mais avec une vibe des plus positives qui n’avait absolument pas besoin de sous-titres.

J’ai exactement fait ce que tu nous as suggéré de faire en voyage: une fois la présentation terminée, je suis allé voir l’organisation et j’ai aussitôt été invité à les joindre pour manger avec la crew. Je leur parlais de Montréal, de New York, de poutine, de clam chowder et de bancs de neige de cinq pieds. Ils trouvaient ça vraiment exotique!

 À un moment donné, quand les gens ont commencé à allumer qu’ils avaient des réunions et s’en allaient, une fille s’est approchée de moi pour faire connaissance. Une Slovaque avec un background d’ingénieure qui fait maintenant dans l’Internet Of Things. Nous avons jasé un peu et elle m’a dit: « Cet aprèm j’ai des rendez-vous, mais dimanche, on pourrait aller déjeuner. ” C’est là que j’ai compris l’énergie des CreativeMornings.

Alors, le surlendemain, j’ai retrouvé cette demoiselle au resto de la tour  Žižkov pour bruncher. On élaborait notre itinéraire de la journée avec une chanson de Céline en fond sonore! J’ai eu droit à un tour guidé de Prague des plus complets. On a tout fait: musées, galeries, le pont, les rues, tout. Des endroits incontournables où ma guide elle-même n’était pas encore allée. Bien entendu, cette fille est devenue une bonne amie, on garde contact régulièrement.

Plus j’y pense, plus je me dis que mon moment préféré de ce premier voyage en solo, a été de prendre un verre sur le top de la Dancing House avec ma guide, et de se dire que les gens sur-analysent bien trop. 

Phil 

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Pourquoi on a besoin de vous?

Pour continuer à faire vivre ce réseau mondial, constitué exclusivement de bénévoles qui ne ménagent pas leurs efforts pour vous offrir des conférences toujours plus percutantes, toujours plus enrichissantes, nous avons besoin de connecter tout ce monde là. Ne serait-ce qu’une fois par an. C’est la raison d’être du CreativeMornings Summit 2016, prévu à Austin au Texas. 

Si la destination ne paraît pas si loin pour nous qui vivons à quelques heures d’avion des États-Unis, elle peut sembler au bout du monde pour une grande majorité. Organiser une telle rencontre mondiale, aussi nécessaire pour continuer à faire vivre le réseau qu’inspirante, coûte cher. 

C’est pourquoi nous nous tournons en premier lieu vers vous, notre communauté locale. Vous qui nous retrouvez dans des lieux toujours plus surprenants, aux quatre coins de Montréal, chaque dernier vendredi du mois pour échanger, apprendre et réfléchir ensemble. 

La campagne Kickstarter touche à sa fin ce samedi 9 avril et nous avons besoin plus que jamais de votre contribution pour continuer à faire vivre le réseau CreativeMornings! 

Alors on compte sur vous :)

 http://www.creativemornings.com/kickstarter

Texte: Sarah Meublat

Photos et vidéos : CreativeMornings (cover et vidéo), Philippe Fournier (2e et 3e photo)

#CMRisk: Apprivoiser le risque en célébrant l’échec au FailCamp

Pour apprivoiser le risque, inhérent à toute démarche entrepreneuriale, il faut démystifier l’échec. Or quelle meilleure façon pour dédramatiser l’échec que de le célébrer, voire d’en rire ? C’est cette idée aussi simple que brillante que visent à promouvoir Léa Beauchamp-Yergeau, Robert Boulos et Francis Gosselin (ex-Creative Mornings Montréal) à travers FailCamp. Un événement où les échecs se partagent comme de puissantes anecdotes. 

Nous assistions vendredi dernier à l’édition montréalaise 2016 dans les locaux de Sid Lee. De quoi initier la réflexion sur notre nouveau thème du mois : le risque.

Lever un tabou

Sur la passerelle jaune qui sépare l’assemblée en deux parties, les conférenciers se racontent tour à tour. Les anecdotes rebondissent, les récits s’entrechoquent. Des confidences publiques qui ébranlent. L’émotion est palpable, les gorges se nouent et les yeux brillent. C’est que dans nos sociétés, l’échec reste un tabou. Quelque chose qu’on tente de gommer honteusement. Comme si les échecs rencontrés allaient ternir une réussite présentée. Pourtant, ce FailCamp nous le démontre avec poigne : derrière chaque succès se cache une série d’échecs. Comme le revers d’une médaille, dont la facture peut s’avérée salée.

Réussite et échec, les deux faces du risque

Qu’est-ce que le risque, sinon l’acceptation que nos actions comportent autant une promesse d’avantages que la probabilité d’un échec ? Tenter de réussir et d’avancer, c’est prendre le risque d’échouer. L’un ne va pas sans l’autre.

L’entrepreneur et chroniqueur Philippe Bertrand, premier conférencier à prendre la parole, annonce d’entrée son pédigrée : « J’ai créé dix entreprises en quize ans. Sept ont été un échec. Il m’en reste donc trois ». Sur la question de l’échec, le serial entrepreneur est sans équivoque: « la question n’est pas de savoir si nous allons frapper un mur, mais quand ». Certains d’entre nous préféreront certainement fermer les yeux en espérant que ça passe, mais la réalité est implacable : nul n’échappe à l’échec. Qu’il soit professionnel, personnel ou amoureux, qu’il soit risible ou potentiellement dramatique, personne ne peut prétendre vivre une vie sans échec.

Un prix à payer ?

Anne Marcotte et Jean-Martin Aussant nous le rappellent : le pire échec n’est pas d’ordre monétaire, mais bien personnel. Si la première a connu un grand succès dans les affaires, elle déplore, la voix tremblante, combien il lui est difficile de rencontrer un homme qui ne se sente pas diminué par sa réussite. Le second se souvient avec un certain regret ses années passées sur la route à mobiliser les troupes autour de son parti, Option Nationale. « Mon succès est inextricablement relié à un échec phénoménal d’un point de vue personnel puisque j’ai manqué les deux premières années de mes jumeaux », confie Jean-Martin Aussant.

Délitement des liens familiaux, sentiment de vivre en parallèle de la société, embûches administratives et financières, situations ridicules…les visages de l’échec sont multiples, tout autant que les risques qui y sont liés. 

Faire de l’échec sa force

Quand la majorité d’entre nous tente de prévenir l’échec, de le contrôler, de l’apprivoiser, d’autres en ont fait leur fond de commerce. C’est le cas de la youtoubeuse Ina Mihalache, hilarant dans son rôle de Solange vous parle. « Solange est un personnage qui assume publiquement son échec et qui en fait sa force », explique-t-elle. Personnage de fiction ou vie réelle de la comédienne, les frontières se flouent. L’air nonchalant et pensif, Ina Mihalache fait de sa vie cousue d’échecs, un théâtre vivant, pathétiquement drôle.

Apprivoiser l’échec

Ali Gerba, ancien attaquant de l’Impact de Montréal et star du ballon rond, se souvient de la fin de sa carrière et de sa dépression quand il a fallu redonner un sens à sa vie loin des projecteurs. Le sportif a la tête froide, des rêves plein la tête, et les mains agrippées à son ballon. « Je suis né dans l’échec, commence-t-il en riant de son enfance au Cameroun, mais j’ai toujours trouvé que la pitié me tuait ». C’est pourquoi, dit-il, il ne se laissera jamais intimider par la peur de l’échec des autres. « Quand j’ai commencé à comprendre l’échec, je l’ai apprivoisé très vite ». Comment ? En tirant de chaque échec l’occasion de chercher à s’améliorer. Une force de caractère qui l’amène d’ailleurs à conclure qu’il n’a aucune intention de célébrer l’échec, que chacun devrait au contraire combattre cette peur en donnant toujours le meilleur de soi.

L’échec ou le risque de ne rien faire

Andy Nulman, président de Juste pour rire, arrivera plus tard en fanfare. Le tempo s’accélère au rythme des anecdotes hilarantes et libératrices du personnage. Pendant plusieurs minutes, il partage avec nous l’une des situations les plus ridicules qu’il ait vécue : invité en tant que conférencier aux CMA Awards, il se lance dans une performance si décalée, entre poèmes et chants gospel, que l’auditoire en est gêné. « J’ai fait toutes ces choses complètement folles, explique-t-il, mais je retire deux choses de cette expérience : premièrement, j’ai eu le courage de le faire ; deuxièmement, ce n’était pas si mal ». Avant de conclure : « Et puis, qui en a quelque chose à foutre ? Je préfère tomber sur le cul que de ne rien faire. En réalité, l’échec n’existe pas. Ce n’est probablement qu’une graine plantée pour un prochain succès ».

Anticiper l’échec

Dernier intervenant de la soirée, Justin Kingsley, maître montréalais du storytelling, revient sur son expérience en tant qu’attaché de presse de l’ancien premier ministre canadien Paul Martin. Une histoire de gestion de crise, en direct, face à un dédale de journalistes sur le qui-vive. Le résultat de micro erreurs accumulées qui se dévoilent sous les projecteurs. L’occasion surtout d’apprendre. Et de tirer quelques leçons pour mieux appréhender l’échec face à une prise de décision à risque : ne pas écouter sa raison, ne pas se laisser guider par ses émotions, mais toujours suivre ses tripes. Quoi qu’il arrive. Apprendre à faire confiance à sa propre paranoïa, et l’accepter comme une force plutôt que comme une tare à combattre. C’est le moyen qu’à trouvé Justin Kingsley pour anticiper toutes les situations les plus risquées. Et se préparer à y faire face.

Se préparer à l’échec

En début de conférence, Philippe Bertrand, avait commencé par nous donner ses cinq conseils pour se préparer à l’échec, notamment en cas de faillite. En cette fin de FailCamp, ses mots résonnent et font écho à tout ce que nous avons entendu. Ses conseils, les voici: 

1.     Soyez vigilant et regardez le mur apparaître

2.     Demandez de l’aide, que ce soit sur un plan professionnel ou personnel

3.     Payez-vous en premier, car une auto sans essence ne va nulle part

4.     La minute que le mur arrive, ralentissez tous vos trips (alcool, drogue, caféine…)

5.     Trouvez-vous une passion. N’importe laquelle, même la plus idiote.


Informations:

FAILCAMP // Pour pour de réflexions sur l’échec, suivre l’actualité des conférences et lire les articles de blogue de Failcamp, nous vous recommandons de visiter http://fail.camp. Vous pouvez aussi suivre leur page Facebook/FailCamp.

CREATIVE MORNINGS MTL // La prochaine conférence de Creative Mornings Montréal, qui aura pour thème le risque, aura lieu le 22 avril prochain. Restez à l’affût en vous inscrivant à notre infolettre: https://mtlcm.co/news ou en nous suivant sur Facebook/CreativeMorningsMTL

Texte et photos : Sarah Meublat

Illustration: Andreas Preis

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#CMCHANGE: 5 questions for Sonya Sammut, founder and owner of Sachère Desserts

Sonya Sammut has been a pastry chef for the last 12 years, working with some of the most prestigious restaurants and executive chefs in Montréal. In 2014, she decided to start her own business: Sachère, a gourmet dessert catering company. Made with high quality ingredients and lots of attention to detail, Sachère desserts are uniquely packaged in ready to serve Mason Jars. 

Last Friday, Sonya prepared delicious breakfast panna cottas for our CreativeMornings/Montréal #CMChange event. This gave us the opportunity to chat with her about her passion for desserts and how embracing change has let her to start her own business.

Creative Mornings Montreal: How did you become a pastry chef?

Sonya Sammut : I’ve always been a creative person. I took cooking classes for one year at the ITHQ, a cooking school in Montréal, where I specialized in Italian cuisine. Then I started working as a cook in a couple of local restaurants. I liked this experience a lot, especially when I was in charge of preparing desserts. So after three years as a cook, I decided to go back to school and become a pastry chef. 

MTLCM: What made you decide to start your own business ?

Sonya Sammut: I am so independent that I wanted to give it a try. After the ITHQ pastry classes, I was working in many restaurants, from Hotel Saint-James where I learned molecular cuisine, to the Casino de Montreal’s kitchens. I had stable jobs for four years but, because of ongoing changes in the Montréal restaurant industry, I had been laid off three times in one year. As restaurants had to cut their expenses, pastry departments are usually the first to go. And so, I thought there could be a market as an independent. Seems I was onto something! 

MTLCM: Mason jars have become a signature for Sachère desserts. How did you discover this idea  ?

Sonya Sammut: When I started Sachère desserts, I was still working part-time and I wanted to create a unique product that would be easy to deliver. Mason jars are easy to transport, easy to install, the desserts stay fresh and they can be kept for a few days in a fridge. Plus, it’s a fun way to share desserts. The idea really took off! 

MTLCM: How do you express your creativity inside the Mason jar?

Sonya Sammut: I am always interested in new ideas. Owning my own business is a great inspiration. Just knowing, when I wake up, that I will be able to create what I want to create is thrilling! I can put very different things inside the jar, depending on the season. I can either show my clients what I can do, or work with their ideas. I really love working with fresh fruits and local vendors. Being responsive to the community is very important to me. 

MTLCM: How do change the way you create and adapt your desserts to the community you are evolving in?

Sonya Sammut: The lactose-free and gluten-free markets are a real challenge that I have recently embraced. My mother was lactose-intolerant and some of the people around me were becoming gluten free but creating lactose-free and gluten-free desserts are still completely new to me. I do a lot of research to find products that taste well and hold well. I place a large emphasis on people’s preferences and tastes. Social media like Pinterest and Instagram are perfect tools for that! 

If you’re interested in ordering Sachère delicious and creative products, visit sachere.com. Sachère Desserts is also on Facebook, Twitter and Instagram.

Photos: Tora Chirila (cover) and Sachère dessert 

Text: Sarah Meublat

#CMchange: Tora’s recipe for change

Let’s assume that you are at a point in your life where you need a new direction, a change in career that goes beyond changing jobs

You want change, need change…How do you do it? Where do you start? How do you even dare? Do you just…quit what you’re doing now? I mean, you have some idea of a plan of what to do, but really? What if it doesn’t work? What if…? The questions go on and on, and you are just stuck.

I was in that position last year, and I was looking for all the answers and advice I could get. I would read blog post after blog post and watch countless YouTube videos on the topic…And I did change paths: from a 9 to 5 career in the corporate financial world to creative freelancing in photography. From being an employee to being my own boss, from having a fixed work schedule to working any time and all the time, from getting a secure monthly income to something much more chaotic. It was one of the hardest and best decisions I have ever taken.

So let me tell you my recipe for change and how I survived it.


1. Be passionate

Passion is the first ingredient. You find/ have something you are deeply passionate about, and this is generally what triggers the frustration in your life.  Passion is what gives the flavour. So add as much of it as you can.


2. Be motivated

Motivation is an extremely important ingredient. You need to understand that real change happens when you realize that keeping the status quo is a far more frightening thought than going through the effort of change. Change is not easy. It was not easy for me, it will probably not be easy for you. But once you have the motivation, what you need to do becomes very clear. You can also add in the mix: will-power, perseverance, determination, and a sprinkle of stubbornness.


3. Rationalize: 

Yes, be smart about what you’re doing, plan ahead, save money, research as much as you can about your new path, do it part time for a while. Change is no joke and you need to take it very seriously. For me, change came with a resignation letter, but it really happened over time. I studied photography, freelanced during summer, I saved money and planned ahead. I knew what I was doing, yet somehow I had no idea what I was getting myself into. My lifestyle changed completely and it really took me a while to get used to it.  


4. Hustle

This is what makes this whole recipe really difficult. I mean, if you aim high (and you should!), you will need to push yourself every day. Let’s say you’re switching from a full time job to freelancing. There are many sleepless nights ahead of you, your social life will most probably suffer, you’ll need to juggle several projects, manage tight deadlines, you’ll need to learn new skills and be better than your competition. The way I see things? Don’t go into freelancing because you expect it to be easier than your day job (it won’t), especially don’t expect to work less (you won’t). Take it as a challenge and accept that failure is an option.


5. Learn new skills

I mentioned it above, but getting new skills is an important ingredient.  Whatever change you’re undertaking, chances are you’ll need to learn some new skills. And I’m not really talking about the obvious ones, the skills for your new trade. Let’s use the freelancing example. Well, if you’re an artist, chances are you don’t know much about business, marketing, sales, and everything behind managing a (small) business. Lucky you, we live in this century and all the information you need is out there on the www. But it takes time, and you’ll much rather finish that design for your client than learning how to use FreshBooks. However, learning these skills might make the difference between success and failure.


6. Enjoy the ride

And don’t tell anyone but this last one is my secret ingredient: enjoy the ride!!! Keep your end goal in mind but don’t forget to live in the moment and be happy with whatever you’re doing. This is what made and makes everything worth it for me! Change is a bumpy road, with ups and downs but I enjoy every step of the way and I try to have fun with every challenge that my new life throws at me. This way, I know that whatever happens, I’ll look back with no regrets thinking: “That was one heck of an amazing experience!“

Text and photography: Tora Chirila

CreativeMornings/Montréal wants to introduce you to the beautiful sounds of the handpan and James Bougill, who will share is music with the CreativeMornings/Montréal community before the main presentation by Michel Cartier, this Friday March 25th at the #CMchange event between 7.30 am and 8.30 am.

#CMChange: An interview with James Bougill

How did you get started as a musician?

My father had a drum set in the basement and when I was a little boy I would play around with it every day after school. This was around the time when I was four. I started to become more serious about drumming at seventeen as I was discovering different world rhythms and learning about AC/DC, Miles Davis, Tito Puente, Ravi Shankar, to name a few.

How did you find your rhythm?

In moving from Plattsburgh to Montréal, I’ve been able to meet more musicians with similar interests which has had a great impact on how I play and create new rhythms.  For example, I’ve always wanted to play in a true Cuban-style band, which became a reality here in Montreal. The band is like a freight train of rhythm - really heavy stuff with some of the finest musicians in the city.  We play every Monday at Dieze Onze . Here’s a small sample:


Why did you decide to start playing the handpan?

About 10 years ago I saw a video of someone playing the handpan and I immediately became interested. It was hard to get one in Plattsburgh. However, within months of moving to Montreal I met a handpan manufacturer, Jocsan Riviera. Jocsan Riviera, who owns PANacea Sonora, and I became good friends and I became well situated within a small community of great players.

What do you like about the handpan?

The handpan is a wonderful instrument to practice. Unlike drum which can get 2-3 main tones, you get 8-9 beautiful tones with the handpan, along with a host of other colours that are also very interesting.  The handpan is a perfect vehicle for carrying out various rhythms and is a great blend of beat and music.  It has a striking archaic sound, like the gates of heaven.  

I’m looking forward to sharing my music with the CreativeMornings/Montréal community before the main presentation by Michel Cartier this Friday March 25th at the CMchange event. I’ll be playing between 7h30-8h30. 

See you there!

Written by Sophia Kapchinsky

Michel Cartier, penseur visionnaire du changement 

Michel Cartier a un surnom: “L’ancêtre”. L’ancêtre de la micro-informatique, observateur passionné des mutations technologiques telles qu’elles ont chamboulé nos vies et continuent de transformer nos sociétés modernes, économiquement, politiquement, culturellement. 

Parcours d’un pionnier de la micro-informatique

Diplômé de l’Institut des arts graphiques de Montréal, imprimeur dans les années 1950, chorégraphe et réalisateur à la télévision dans les années 1970, Michel Cartier devient professeur au Département des Communications de l’UQAM de 1975 à 1997, où il enseigne la télévision et le multimédia. Pionnier de la micro-informatique dès les années 1980, il a participé à l'implantation des réseaux Platon, Télidon et Internet tout en explorant des domaines comme l'enseignement à distance, le e-gouvernement et l'édition électronique. Alors vice-président de la fondation Éducation Apple et directeur du laboratoire de télématique à l’UQAM, il fonde en 1990 le RVTI (Réseau de veille sur les technologies d’information), devenu depuis le réseau ConstellationW. 

Pas étonnant, avec un tel CV, qu’il intervienne - encore aujourd’hui - comme consultant auprès des gouvernements et des institutions du monde entier dans le domaine des nouvelles technologies d'information et de leurs impacts sur la langue et la culture. 

Sa mission? 

Analyser la mutation technologique des sociétés, la décrypter, la questionner sans relâche, tout en tentant de l’expliquer. Pour ce faire, Michel Cartier enfile ses trois paires de lunettes: économique, technologique et sociale. Trois piliers qui ne peuvent être isolés l’un de l’autre pour comprendre le changement et l’anticiper. 

C’est au prisme de cette triple analyse que Michel Cartier a fait de la prévision sa spécialité. Une prévision à 5 ans, jamais au-delà, qui se fonde sur une étude fine et en réseau des marqueurs de changement. Et s’exprime par une série d’hypothèses, destinées à susciter le questionnement…et la prise de décision avisée. 

Au programme 

Qui mieux que Michel Cartier pouvait donc nous parler vendredi du changement? 

Que les choses soient dites: Michel Cartier n’est pas du genre à faire dans la langue de bois, mais plutôt à dire les vraies affaires, comme elles sont. Au risque de froisser. Alors préparez-vous à être secoués. 

Ce que Michel Cartier nous dit? Nous sommes à la veille d’une 4e révolution industrielle. On en perçoit évidemment déjà les prémices, mais la série de mutations que nous vivons n’est qu’un début de ce qui nous attend dans les prochaines années. Alors si vous voulez comprendre ces mutations et anticiper celles à venir, un conseil: retrouvez-nous vendredi 25 mars au Salon 1861 à Montréal! 

Rendez-vous

Quand? vendredi 25 mars de 8h à 9h30

Où? Salon 1861, 550 Richmond à Montréal

Partenaires: Cossette, Lickstats, Sachère desserts, PopupCamp

Services: PopupCamp, une halte-garderie mobile événementielle, nous offre leur service et aménagera un espace pouvant accueillir les enfants de 3 à 10 ans. Ce partenariat permettra à 10 enfants de s’amuser pendant que leurs parents pourront profiter de l’événement ‪#‎CMchange‬. 

Informations et inscriptions: https://mtlcm.co/35/fb

Politique de la billetterie: Les billets pour CreativeMornings/Montréal sont alloués au hasard afin de permettre à chacun une chance plus équitable d'assister à nos événements. À compter du lundi 21 mars à 11h, vous avez 24 heures pour vous inscrire en liste d'attente. Le tirage aura lieu le mardi à midi. Les 100 premiers inscrits sont assurés d'obtenir un billet.

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#CMEthics: 8 questions à Carole Poliquin, réalisatrice engagée

Ses films bousculent, font réfléchir et réagir. Des documentaires au style engagé, destinés à questionner les « a priori », notre façon de fonctionner, de penser. La réalisatrice Carole Poliquin était l’invitée de l’édition montréalaise des CreativeMornings, ce vendredi matin à la Cinémathèque Québécoise

L’occasion de revenir sur sa démarche créative… et sa relation (inavouée ?) avec l’éthique, notre thème du mois. Une discussion poursuivie, hors scène, que nous partageons ici avec vous : 

Qu’est-ce que vous évoque le mot « éthique » ?

Le mot « éthique » n’est pas un mot que j’utilise vraiment pour décrire ma démarche. J’aborde la question par l’autre bout, en parlant plutôt d’injustice. Un jour, il y a longtemps (rires), je suis allée à l’université suivre un cours d’éthique comme auditeur libre. J’ai toujours considéré que l’éthique avait quelque chose de plus intellectuel que je souhaitais apprivoiser. J’aime l’idée d’asseoir du monde ensemble pour solutionner un problème, régler un conflit dans le respect de toutes les parties. En fait, c’est l’éthique appliquée qui m’intéresse. Je ne suis pas particulièrement à l’aise dans l’abstrait. Je fais des films et j’ai besoin que les histoires que je raconte viennent me chercher. Finalement, je dirais que mes films s’inscrivent surtout dans une révolte face à l’injustice.

Vous souvenez-vous de la première fois que vous vous êtes sentie conscientisée par une cause, un événement ?

Quand j’ai terminé mes études de théâtre au Conservatoire d’Art Dramatique, je suis partie voyager pendant six ans. À l’époque où je vivais à Istanbul, il y avait beaucoup de manifestations réprimées très violemment. J’ai vécu en direct les effets des politiques américaines, du Fonds Monétaire International (FMI). C’est là que ma conscience s’est éveillée. J’avais 21 ans.

Que ce soit sur les thèmes de la mondialisation, du marché du travail, des conséquences de la pollution sur la santé, l’identité…vos films sont toujours très engagés. Savez-vous ce qui vous pousse à réaliser de tels films ?

J’ai toujours eu le goût de changer le monde. J’ai choisi de faire des films comme j’aurais pu écrire des livres, militer pour des causes. Pourquoi ? L’injustice me révolte, les abus de pouvoir qui viennent avec l’argent. Je n’accepte pas qu’un humain soit privé de sa dignité humaine, de la possibilité de s’épanouir.

Chacun de vos films s’inscrit en effet dans une quête de vérité, dans de grands principes moraux. Comment parvenez-vous à circonscrire un sujet ?

Un film naît toujours d’une réflexion. Différents sujets m’interpellent. Par exemple, il y a une quinzaine d’années, je n’arrivais pas à choisir entre faire un film sur l’appropriation privée de l’eau, un autre sur la question des brevets, sur le génome humain et celui des plantes, ou encore sur la privatisation des services publics. Puis j’ai eu un éclair : je me suis dit que tous ces sujets étaient reliés par la notion de disparition de biens communs. C’est donc ce grand thème qui a chapeauté mon film.

Il y a donc une certaine approche philosophique dans vos films.

Quand je réalise un film, j’ai toujours une démarche de vulgarisation. Ce qui ne veut pas dire simplification. Au contraire, je veux amener la réflexion à un niveau philosophique, ou disons tenter de faire ressortir les grands principes qui devraient guider nos choix collectifs. Le film en devient plus universel, plus intemporel. C’est ce qui fait d’ailleurs qu’ils sont encore présentés dans les cours de philosophie, de sociologie, ou de sciences politiques. On me dit aussi parfois que mon regard est transversal. Effectivement, j’essaie de décloisonner. Je cherche toujours à faire ressortir les liens entre les différentes situations que nous vivons comme citoyens. À montrer comment nous sommes imprégnés d’une forme de pensée qu’on nous présente comme inéluctable, et qui limite notre champ de vision autant que l’élaboration de solutions.

Qu’est-ce qui déclenche, chez vous, l’envie de faire un film ?

L’envie de comprendre ! Ce que j’aime avant tout, c’est démonter les mécanismes du système pour qu’on le comprenne. Je pense à L’âge de la performance par exemple. Au début des années 90, on parlait sans arrêt de performance, d’excellence dans le monde du travail. Or, tous les travailleurs sentent très bien que c’était des mots soigneusement choisis pour nous faire croire à un accomplissement personnel alors que le but visé était toujours l’accroissement de la productivité, et ultimement faire toujours plus d’argent. 

Comment situez-vous vos films par rapport au journalisme ?

C’est l’approche, la manière de regarder un sujet, de raconter une histoire. Avec un documentaire, tu peux te permettre d’avoir un point de vue là où le journalisme impose une certaine « objectivité ». C’est aussi le temps qu’on y met. On peut passer des années sur un film. On a besoin de temps pour la recherche et aussi pour établir des relations de confiance avec nos protagonistes. C’est enfin le questionnement politique derrière. Il m’est arrivé, à la suite de reportages à la télé, de me dire : ils s’arrêtent juste au moment où ils allaient commencer à nommer les vraies affaires !  

Est-ce qu’un film peut changer le monde ?

Comme tout ce qui suscite la réflexion, les documentaires participent au processus de changement social. Mais il faut aussi qu’ils arrivent au bon moment. Ça prend tellement de temps de faire un film, qu’il faut d’une certaine façon anticiper les questionnements qui vont surgir et deviendront incontournables dans deux ou quatre ans, pour contribuer à les amener dans l’espace public. Le film ne doit pas arriver tout seul non plus, il doit y avoir des mouvements sociaux qui portent les mêmes questionnements et s’approprient le film comme outil de discussion. Les projections de films créent des occasions de rencontre. Et quand les gens se rassemblent pour discuter, ils se disent « tiens, je ne suis pas le seul à penser comme ça. » Et c’est le début de l’action.

Texte: Sarah Meublat et Carole Poliquiin

Photo: Tora Chirila

Bienvenue au Cabaret nocturne des CreativeMornings, le rendez-vous festif et créatif de la Nuit Blanche à Montréal

L’équipe montréalaise des CreativeMornings vous a concocté une programmation sur-mesure pour la Nuit Blanche qui aura lieu ce samedi 27 février dans le cadre du festival Montréal en Lumière. 

Une première édition sous le signe de la créativité pour ce Cabaret nocturne aussi chaleureux que festif. Au programme? Des extraits de conférences des CreativeMornings du monde entier, des prestations d'anciens conférenciers et de membres de la communauté créative montréalaise, des ateliers ludiques et autres surprises !

Cette nuit créative n’aurait pu être organisée sans l’appui de notre précieux partenaire: la Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal, qui ne cesse de favoriser l’expérience collaborative entre les différents acteurs du milieu montréalais. C’est pourquoi nous tenons à la remercier, avant de vous présenter notre programmation détaillée. 

Ready? Go! 

23h - Les pirates de SkinJackin’ prennent d’assaut le Théâtre d’Aujourd’hui

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Le Skinjackin est un regroupement de peintres, tatoueurs, graffeurs et graphistes, tous solidaires d’un même équipage de pirates. Né en 2009 à Bordeaux, le Skinjackin s’est construit lors d’événements culturels et d’ateliers pour la jeunesse. Sur un ton espiègle, le collectif propose une expérience artistique unique, collective et ludique : bodypainting, ateliers pour la jeunesse réalisation de fresques et  expositions collectives.

23h30 - Lulu the Clown et ses acolytes présentent: Turning tricks and blowing balloons

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Lulu et sa bande vous invitent dans leur univers disjoncté ! Mêlés à la foule, les artistes clowns Nicole Dawn Dunbar, Marie Claire Gagnier, Jenny Héroux, Serena Ojeil et Sofia Blondin joueront avec vous le temps d’un numéro.

00h - Ghostly Hounds et ses danseurs burlesques

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Banjo, double basse, trompette, violon, cinq danseurs burlesques et une contorsionniste vous en mettront plein la vue ! Ce sera le party de Ghostly Hounds à minuit dans le hall du Théâtre d’Aujourd’hui !

00h30 - Sophie Caron vous donne le contrôle !

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Femme de tous les records à la LNI, Sophie Caron entame sa 19e saison cette année et y a joué plus de mille impros. Elle a battu, en compagnie de Réal Bossé, le record du plus grand nombre de saisons jouées, le record du plus grand nombre de Coupes Charade remportées et est la première femme à remporter un Grand Duel ! C’est cette improvisatrice, comédienne et chanteuse  qui se jettera tête baissée dans l’expérience Cabaret nocturne et vous donnera le contrôle sur la performance.

1h - Ocean vs Mountain: le rendez-vous musical qui décoiffe!

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Oceans vs Mountains est un trio mené par Dima, une chanteuse et compositrice de Montréal connue pour ses improvisations vocales et ses refrains aux mélodies accrocheuses. Accompagnée par des rythmes aux allures futuristes, sa présence sur scène rappelle le funk et le soul des Divas d’autrefois tout en étant portée par l’énergie brute de ses choristes, de son claviériste Charly Valen et du guitariste Vagan Valen, mieux connus sous le nom des Barton Brothers. Ces deux frères sont d’ailleurs les fondateurs du duo funk-rock Barton Fink qui a remporté le prix du meilleur groupe au Canada à Emergenza en 2010, le prix du “Freakiest band of 2014” par Cult MTL, en plus d’avoir été éclipsés de quelques programmations musicales de Montréal pour leur présence sur scène, disons, survoltée! Un rendez-vous décoiffant à  ne pas manquer!

01h30 - Production quitte ou double, à vous de jouer !

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Les Productions Quitte ou Double vous proposeront un jeu théâtral autour d’une scène comique. Des volontaires du public joueront les premiers rôles; aurez-vous l’audace ?

02h - Jonathan Belisle, lecture d’un conte interactif

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Entrepreneur web depuis plus de 20 ans, réalisateur interactif, scénariste UX passionné, technologue créatif, professeur inspiré, Jonathan a étudié la narratologie au cinéma et a maîtrisé la pensée visuelle afin de les fusionner avec des méthodes d’ethnographie et de design de services. Il a créé la première plateforme utilisant l’Internet des objets pour concevoir, déployer et gérer des environnements programmables capables de faire vivre des expériences de récits interactifs inédits et mémorables. C’est donc une lecture interactive, commentée par Jonathan et appuyée visuellement sur grand écran qui nous émerveillera à 2h, dans la nuit de samedi à dimanche.

02h30 - Bienvenue dans l’ambiance cabaret des danseurs burlesque

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Honey Lustre, Gi Gi Marx, Foxxy Darling, Elisha Grey de The Foxes Unmasked performeront, au son d’une musique enivrante, des numéros de danse burlesque.

03h - Mélissa Racicot vous offre un medley cabaret de fin de soirée !

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On se plonge une dernière fois dans l’univers Cabaret nocturne avec la chanteuse Mélissa Racicot. Elle est entrée dans le monde de la musique au secondaire lorsqu’elle a appris la guitare classique.  Le chant s’est ensuite ajouté à son bagage, puis la danse et le théâtre. Depuis, elle a joué dans différentes comédies musicales dont : West Side Story, Dr. Jekyll et M. Hyde, Nine, Le Roi Lion où elle incarnait Nala, Demain matin Montréal m’attend dans le rôle de Lola Lee et plusieurs autres.

Toutes les informations pratiques:

Où? Au Théâtre d’aujourd’hui - 3900 rue Saint-Denis 

Quand? Samedi 27 février 2016 de 23h à 3h30

Prix: L’entrée est gratuite.

Plus d’infos sur le Cabaret Nocturne des CreativeMornings:  Sur la page Facebook de l’événement ou sur https://mtlcm.co/NBMTL

Plus d’infos sur la Nuit Blanche à Montréal: http://www.montrealenlumiere.com/fr-CA/programmation/index/nuit

Plus d’infos sur le festival Montréal en Lumière: http://www.montrealenlumiere.com 


Texte: Maxime Chabot et Sarah Meublat

Photos: Skinjackin’ MTL, Lulu the Clown, Ghostly Hounds, Sophie Caron par Hugues Hugues, Oceans vs Mountains, Productions Quitte ou Double, Jonathan Belisle, Foxxy Darling, Mélissa Racicot. 

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#CMethics: The Art of Vandalism

We stopped and slipped off our bikes. The guide drew our attention to a weatherworn wall. Under a sheet of clear protective plastic, a young girl held an umbrella as rain poured down upon her upturned face, as though falling from within her umbrella’s dome. The surreal image, the guide explained, was the last remaining Banksy piece in the city of New Orleans. All other pieces by the artists had been destroyed. The plastic cover served to protect this lone remaining work from the elements and vandals.

It is ironic that measures were put in place to protect—from vandals, no less—a work of art that was itself vandalism. Whoever owned that building had certainly not given Banksy permission to use his or her property as a canvas, but it is almost certain the image of that forlorn girl has raised rather than lowered the building’s property value.

Banksy is a criminal. However, many of us (myself included) admire his work. In other words, we admire his crimes. But should we? Does his message of social justice excuse the fact that he is essentially defacing public and private property? Does his talent make his actions okay? What about the fact that his work has now been imbued with monetary value?

At which point does graffiti become street art?

If you owned a restaurant or shop and arrived for work one morning to find an entire outer wall of your building plastered with an image you had not requested, how would you react? If you recognized it as a Banksy, you might immediately order up a sheet of clear plastic or bullet proof glass, maybe even find a way to charge people to see your new prize. But what if you didn’t recognize it? What if it had been created by a lesser known street artist/vandal, someone like Miss Me?

Swiss born but raised in France and based in Montreal, Miss Me has been lauded for her work and message but she has yet to achieve Banksy’s renown. Furthermore, her sex-positive, feminist imagery—as much as you might love it (as I do)—might not be so pleasing to your clients

So do you get rid of it? What if you can’t afford to, and what if your sales dry up because of it? Given the opportunity, would you take legal action against the artist? And if you’re willing to keep the Banksy but scuttle the Miss Me, does that make you a hypocrite, an opportunist?

Beauty, of course, is in the eye of the beholder, but what about the law? We like to think creativity has no limits, but its application certainly does. So maybe that is the inherent value in the works of artists like Banksy and Miss Me: their ability and willingness to test those limits, to stretch and reshape the boundaries of “acceptable” creativity.

Written by Andre Farant

Illustration by Stefano Di Lollo.

Mon identité, quelle identité?

Dans le passé, je me suis souvent fait demander si j’étais plus Québécoise qu’Abénakise. Même si je trouve la question un tantinet étrange, je n’en ai jamais été vraiment offusquée. Je n’ai d’ailleurs jamais été en mesure d’y répondre convenablement, car étant née d’une mère québécoise et d’un père autochtone, il m’a toujours été impossible de dire quelle origine j’avais le plus en moi.  

Ces deux origines peuvent d’ailleurs être une constante source de dilemme. L’une et l’autre ont toujours été confrontées, surtout lors d’enjeux politiques (crise d’Oka, mouvement Idle No More, femmes autochtones disparues et assassinées, etc.). Quand des conflits éclatent, les autochtones se battent pour retrouver leur place dans cette société et les Québécois se battent pour la garder et ce, selon leur culture et leurs valeurs. Et moi, je me situe où dans tout ça?

En terme éthique, ça devient difficile pour moi de prendre position, de participer au débat. Je ne peux être solidaire de l’un et déplaire à l’autre. Je ne peux approuver certains commentaires provenant des autochtones, tout comme je ne peux approuver certains commentaires provenant des Québécois. Et je ne peux juger ni l’un ni l’autre, car l’histoire a été si mal contée par le passé que la société nous a fait oublier une grande partie de nos origines.

D’ailleurs, je ne crois pas être la seule dans cette situation, car au Québec, les enjeux autochtones sont source constante de conflits. Il ne nous reste donc que l’éducation. L’éducation pour les deux parties et c’est exactement ce que le film L’empreinte de Carole Poliquin et Yvan Dubuc permet de faire. Il nous permet de réfléchir à l’apport des autochtones dans la société québécoise d’aujourd’hui. D’ailleurs, comme je le mentionnais à l’une de mes #CMfriends, L’empreinte devrait inévitablement faire partie du cursus scolaire actuel.

Nous, les Québécois, avons toujours eu une culture bien distincte. Nos origines, canadienne-française, canadienne-anglaise, autochtone et métis, ont tous forgé notre identité. Voilà pourquoi il est difficile de nous comparer à nos «cousins» français. L’empreinte prend donc le temps de nous démontrer, avec l’aide d’intervenants autochtones et non-autochtones, cette partie de nous qui nous différencie tant, celle dont les autochtones sont en partie responsables, car la société québécoise actuelle a plus de liens avec les autochtones qu’elle ne le croit. Nous sommes tous des descendants de cette population métissée.

Tous les observateurs du XVIIe et XVIIIe siècle témoignent de cette réalité longtemps occultée (…) on a voulu «civiliser» les sauvages, mais ce sont les Français qui se sont «ensauvagés». – L’empreinte

La relation si tendue entre les autochtones et non-autochtones le serait peut-être moins si tous comprenaient cette réalité! Ce qui m’amène à conclure en disant que je suis ni plus Québécoise qu’autochtone, je me suis «ensauvagée» comme tout le monde et je dois me battre pour nos valeurs québécoises, celles qui incluent inévitablement les autochtones et les non-autochtones.

Texte: Andréanne O’Bomsawin – Mi-Québécoise, Mi-Abénakise, mais entièrement elle-même!

Photo: © Voir

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