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Steve & Louis-Félix

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May 25, 8:00am • Station F-MR • part of a series on Commitment

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#CMEthics: 8 questions à Carole Poliquin, réalisatrice engagée

Ses films bousculent, font réfléchir et réagir. Des documentaires au style engagé, destinés à questionner les « a priori », notre façon de fonctionner, de penser. La réalisatrice Carole Poliquin était l’invitée de l’édition montréalaise des CreativeMornings, ce vendredi matin à la Cinémathèque Québécoise

L’occasion de revenir sur sa démarche créative… et sa relation (inavouée ?) avec l’éthique, notre thème du mois. Une discussion poursuivie, hors scène, que nous partageons ici avec vous : 

Qu’est-ce que vous évoque le mot « éthique » ?

Le mot « éthique » n’est pas un mot que j’utilise vraiment pour décrire ma démarche. J’aborde la question par l’autre bout, en parlant plutôt d’injustice. Un jour, il y a longtemps (rires), je suis allée à l’université suivre un cours d’éthique comme auditeur libre. J’ai toujours considéré que l’éthique avait quelque chose de plus intellectuel que je souhaitais apprivoiser. J’aime l’idée d’asseoir du monde ensemble pour solutionner un problème, régler un conflit dans le respect de toutes les parties. En fait, c’est l’éthique appliquée qui m’intéresse. Je ne suis pas particulièrement à l’aise dans l’abstrait. Je fais des films et j’ai besoin que les histoires que je raconte viennent me chercher. Finalement, je dirais que mes films s’inscrivent surtout dans une révolte face à l’injustice.

Vous souvenez-vous de la première fois que vous vous êtes sentie conscientisée par une cause, un événement ?

Quand j’ai terminé mes études de théâtre au Conservatoire d’Art Dramatique, je suis partie voyager pendant six ans. À l’époque où je vivais à Istanbul, il y avait beaucoup de manifestations réprimées très violemment. J’ai vécu en direct les effets des politiques américaines, du Fonds Monétaire International (FMI). C’est là que ma conscience s’est éveillée. J’avais 21 ans.

Que ce soit sur les thèmes de la mondialisation, du marché du travail, des conséquences de la pollution sur la santé, l’identité…vos films sont toujours très engagés. Savez-vous ce qui vous pousse à réaliser de tels films ?

J’ai toujours eu le goût de changer le monde. J’ai choisi de faire des films comme j’aurais pu écrire des livres, militer pour des causes. Pourquoi ? L’injustice me révolte, les abus de pouvoir qui viennent avec l’argent. Je n’accepte pas qu’un humain soit privé de sa dignité humaine, de la possibilité de s’épanouir.

Chacun de vos films s’inscrit en effet dans une quête de vérité, dans de grands principes moraux. Comment parvenez-vous à circonscrire un sujet ?

Un film naît toujours d’une réflexion. Différents sujets m’interpellent. Par exemple, il y a une quinzaine d’années, je n’arrivais pas à choisir entre faire un film sur l’appropriation privée de l’eau, un autre sur la question des brevets, sur le génome humain et celui des plantes, ou encore sur la privatisation des services publics. Puis j’ai eu un éclair : je me suis dit que tous ces sujets étaient reliés par la notion de disparition de biens communs. C’est donc ce grand thème qui a chapeauté mon film.

Il y a donc une certaine approche philosophique dans vos films.

Quand je réalise un film, j’ai toujours une démarche de vulgarisation. Ce qui ne veut pas dire simplification. Au contraire, je veux amener la réflexion à un niveau philosophique, ou disons tenter de faire ressortir les grands principes qui devraient guider nos choix collectifs. Le film en devient plus universel, plus intemporel. C’est ce qui fait d’ailleurs qu’ils sont encore présentés dans les cours de philosophie, de sociologie, ou de sciences politiques. On me dit aussi parfois que mon regard est transversal. Effectivement, j’essaie de décloisonner. Je cherche toujours à faire ressortir les liens entre les différentes situations que nous vivons comme citoyens. À montrer comment nous sommes imprégnés d’une forme de pensée qu’on nous présente comme inéluctable, et qui limite notre champ de vision autant que l’élaboration de solutions.

Qu’est-ce qui déclenche, chez vous, l’envie de faire un film ?

L’envie de comprendre ! Ce que j’aime avant tout, c’est démonter les mécanismes du système pour qu’on le comprenne. Je pense à L’âge de la performance par exemple. Au début des années 90, on parlait sans arrêt de performance, d’excellence dans le monde du travail. Or, tous les travailleurs sentent très bien que c’était des mots soigneusement choisis pour nous faire croire à un accomplissement personnel alors que le but visé était toujours l’accroissement de la productivité, et ultimement faire toujours plus d’argent. 

Comment situez-vous vos films par rapport au journalisme ?

C’est l’approche, la manière de regarder un sujet, de raconter une histoire. Avec un documentaire, tu peux te permettre d’avoir un point de vue là où le journalisme impose une certaine « objectivité ». C’est aussi le temps qu’on y met. On peut passer des années sur un film. On a besoin de temps pour la recherche et aussi pour établir des relations de confiance avec nos protagonistes. C’est enfin le questionnement politique derrière. Il m’est arrivé, à la suite de reportages à la télé, de me dire : ils s’arrêtent juste au moment où ils allaient commencer à nommer les vraies affaires !  

Est-ce qu’un film peut changer le monde ?

Comme tout ce qui suscite la réflexion, les documentaires participent au processus de changement social. Mais il faut aussi qu’ils arrivent au bon moment. Ça prend tellement de temps de faire un film, qu’il faut d’une certaine façon anticiper les questionnements qui vont surgir et deviendront incontournables dans deux ou quatre ans, pour contribuer à les amener dans l’espace public. Le film ne doit pas arriver tout seul non plus, il doit y avoir des mouvements sociaux qui portent les mêmes questionnements et s’approprient le film comme outil de discussion. Les projections de films créent des occasions de rencontre. Et quand les gens se rassemblent pour discuter, ils se disent « tiens, je ne suis pas le seul à penser comme ça. » Et c’est le début de l’action.

Texte: Sarah Meublat et Carole Poliquiin

Photo: Tora Chirila

Bienvenue au Cabaret nocturne des CreativeMornings, le rendez-vous festif et créatif de la Nuit Blanche à Montréal

L’équipe montréalaise des CreativeMornings vous a concocté une programmation sur-mesure pour la Nuit Blanche qui aura lieu ce samedi 27 février dans le cadre du festival Montréal en Lumière. 

Une première édition sous le signe de la créativité pour ce Cabaret nocturne aussi chaleureux que festif. Au programme? Des extraits de conférences des CreativeMornings du monde entier, des prestations d'anciens conférenciers et de membres de la communauté créative montréalaise, des ateliers ludiques et autres surprises !

Cette nuit créative n’aurait pu être organisée sans l’appui de notre précieux partenaire: la Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal, qui ne cesse de favoriser l’expérience collaborative entre les différents acteurs du milieu montréalais. C’est pourquoi nous tenons à la remercier, avant de vous présenter notre programmation détaillée. 

Ready? Go! 

23h - Les pirates de SkinJackin’ prennent d’assaut le Théâtre d’Aujourd’hui

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Le Skinjackin est un regroupement de peintres, tatoueurs, graffeurs et graphistes, tous solidaires d’un même équipage de pirates. Né en 2009 à Bordeaux, le Skinjackin s’est construit lors d’événements culturels et d’ateliers pour la jeunesse. Sur un ton espiègle, le collectif propose une expérience artistique unique, collective et ludique : bodypainting, ateliers pour la jeunesse réalisation de fresques et  expositions collectives.

23h30 - Lulu the Clown et ses acolytes présentent: Turning tricks and blowing balloons

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Lulu et sa bande vous invitent dans leur univers disjoncté ! Mêlés à la foule, les artistes clowns Nicole Dawn Dunbar, Marie Claire Gagnier, Jenny Héroux, Serena Ojeil et Sofia Blondin joueront avec vous le temps d’un numéro.

00h - Ghostly Hounds et ses danseurs burlesques

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Banjo, double basse, trompette, violon, cinq danseurs burlesques et une contorsionniste vous en mettront plein la vue ! Ce sera le party de Ghostly Hounds à minuit dans le hall du Théâtre d’Aujourd’hui !

00h30 - Sophie Caron vous donne le contrôle !

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Femme de tous les records à la LNI, Sophie Caron entame sa 19e saison cette année et y a joué plus de mille impros. Elle a battu, en compagnie de Réal Bossé, le record du plus grand nombre de saisons jouées, le record du plus grand nombre de Coupes Charade remportées et est la première femme à remporter un Grand Duel ! C’est cette improvisatrice, comédienne et chanteuse  qui se jettera tête baissée dans l’expérience Cabaret nocturne et vous donnera le contrôle sur la performance.

1h - Ocean vs Mountain: le rendez-vous musical qui décoiffe!

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Oceans vs Mountains est un trio mené par Dima, une chanteuse et compositrice de Montréal connue pour ses improvisations vocales et ses refrains aux mélodies accrocheuses. Accompagnée par des rythmes aux allures futuristes, sa présence sur scène rappelle le funk et le soul des Divas d’autrefois tout en étant portée par l’énergie brute de ses choristes, de son claviériste Charly Valen et du guitariste Vagan Valen, mieux connus sous le nom des Barton Brothers. Ces deux frères sont d’ailleurs les fondateurs du duo funk-rock Barton Fink qui a remporté le prix du meilleur groupe au Canada à Emergenza en 2010, le prix du “Freakiest band of 2014” par Cult MTL, en plus d’avoir été éclipsés de quelques programmations musicales de Montréal pour leur présence sur scène, disons, survoltée! Un rendez-vous décoiffant à  ne pas manquer!

01h30 - Production quitte ou double, à vous de jouer !

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Les Productions Quitte ou Double vous proposeront un jeu théâtral autour d’une scène comique. Des volontaires du public joueront les premiers rôles; aurez-vous l’audace ?

02h - Jonathan Belisle, lecture d’un conte interactif

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Entrepreneur web depuis plus de 20 ans, réalisateur interactif, scénariste UX passionné, technologue créatif, professeur inspiré, Jonathan a étudié la narratologie au cinéma et a maîtrisé la pensée visuelle afin de les fusionner avec des méthodes d’ethnographie et de design de services. Il a créé la première plateforme utilisant l’Internet des objets pour concevoir, déployer et gérer des environnements programmables capables de faire vivre des expériences de récits interactifs inédits et mémorables. C’est donc une lecture interactive, commentée par Jonathan et appuyée visuellement sur grand écran qui nous émerveillera à 2h, dans la nuit de samedi à dimanche.

02h30 - Bienvenue dans l’ambiance cabaret des danseurs burlesque

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Honey Lustre, Gi Gi Marx, Foxxy Darling, Elisha Grey de The Foxes Unmasked performeront, au son d’une musique enivrante, des numéros de danse burlesque.

03h - Mélissa Racicot vous offre un medley cabaret de fin de soirée !

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On se plonge une dernière fois dans l’univers Cabaret nocturne avec la chanteuse Mélissa Racicot. Elle est entrée dans le monde de la musique au secondaire lorsqu’elle a appris la guitare classique.  Le chant s’est ensuite ajouté à son bagage, puis la danse et le théâtre. Depuis, elle a joué dans différentes comédies musicales dont : West Side Story, Dr. Jekyll et M. Hyde, Nine, Le Roi Lion où elle incarnait Nala, Demain matin Montréal m’attend dans le rôle de Lola Lee et plusieurs autres.

Toutes les informations pratiques:

Où? Au Théâtre d’aujourd’hui - 3900 rue Saint-Denis 

Quand? Samedi 27 février 2016 de 23h à 3h30

Prix: L’entrée est gratuite.

Plus d’infos sur le Cabaret Nocturne des CreativeMornings:  Sur la page Facebook de l’événement ou sur https://mtlcm.co/NBMTL

Plus d’infos sur la Nuit Blanche à Montréal: http://www.montrealenlumiere.com/fr-CA/programmation/index/nuit

Plus d’infos sur le festival Montréal en Lumière: http://www.montrealenlumiere.com 


Texte: Maxime Chabot et Sarah Meublat

Photos: Skinjackin’ MTL, Lulu the Clown, Ghostly Hounds, Sophie Caron par Hugues Hugues, Oceans vs Mountains, Productions Quitte ou Double, Jonathan Belisle, Foxxy Darling, Mélissa Racicot. 

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#CMethics: The Art of Vandalism

We stopped and slipped off our bikes. The guide drew our attention to a weatherworn wall. Under a sheet of clear protective plastic, a young girl held an umbrella as rain poured down upon her upturned face, as though falling from within her umbrella’s dome. The surreal image, the guide explained, was the last remaining Banksy piece in the city of New Orleans. All other pieces by the artists had been destroyed. The plastic cover served to protect this lone remaining work from the elements and vandals.

It is ironic that measures were put in place to protect—from vandals, no less—a work of art that was itself vandalism. Whoever owned that building had certainly not given Banksy permission to use his or her property as a canvas, but it is almost certain the image of that forlorn girl has raised rather than lowered the building’s property value.

Banksy is a criminal. However, many of us (myself included) admire his work. In other words, we admire his crimes. But should we? Does his message of social justice excuse the fact that he is essentially defacing public and private property? Does his talent make his actions okay? What about the fact that his work has now been imbued with monetary value?

At which point does graffiti become street art?

If you owned a restaurant or shop and arrived for work one morning to find an entire outer wall of your building plastered with an image you had not requested, how would you react? If you recognized it as a Banksy, you might immediately order up a sheet of clear plastic or bullet proof glass, maybe even find a way to charge people to see your new prize. But what if you didn’t recognize it? What if it had been created by a lesser known street artist/vandal, someone like Miss Me?

Swiss born but raised in France and based in Montreal, Miss Me has been lauded for her work and message but she has yet to achieve Banksy’s renown. Furthermore, her sex-positive, feminist imagery—as much as you might love it (as I do)—might not be so pleasing to your clients

So do you get rid of it? What if you can’t afford to, and what if your sales dry up because of it? Given the opportunity, would you take legal action against the artist? And if you’re willing to keep the Banksy but scuttle the Miss Me, does that make you a hypocrite, an opportunist?

Beauty, of course, is in the eye of the beholder, but what about the law? We like to think creativity has no limits, but its application certainly does. So maybe that is the inherent value in the works of artists like Banksy and Miss Me: their ability and willingness to test those limits, to stretch and reshape the boundaries of “acceptable” creativity.

Written by Andre Farant

Illustration by Stefano Di Lollo.

Mon identité, quelle identité?

Dans le passé, je me suis souvent fait demander si j’étais plus Québécoise qu’Abénakise. Même si je trouve la question un tantinet étrange, je n’en ai jamais été vraiment offusquée. Je n’ai d’ailleurs jamais été en mesure d’y répondre convenablement, car étant née d’une mère québécoise et d’un père autochtone, il m’a toujours été impossible de dire quelle origine j’avais le plus en moi.  

Ces deux origines peuvent d’ailleurs être une constante source de dilemme. L’une et l’autre ont toujours été confrontées, surtout lors d’enjeux politiques (crise d’Oka, mouvement Idle No More, femmes autochtones disparues et assassinées, etc.). Quand des conflits éclatent, les autochtones se battent pour retrouver leur place dans cette société et les Québécois se battent pour la garder et ce, selon leur culture et leurs valeurs. Et moi, je me situe où dans tout ça?

En terme éthique, ça devient difficile pour moi de prendre position, de participer au débat. Je ne peux être solidaire de l’un et déplaire à l’autre. Je ne peux approuver certains commentaires provenant des autochtones, tout comme je ne peux approuver certains commentaires provenant des Québécois. Et je ne peux juger ni l’un ni l’autre, car l’histoire a été si mal contée par le passé que la société nous a fait oublier une grande partie de nos origines.

D’ailleurs, je ne crois pas être la seule dans cette situation, car au Québec, les enjeux autochtones sont source constante de conflits. Il ne nous reste donc que l’éducation. L’éducation pour les deux parties et c’est exactement ce que le film L’empreinte de Carole Poliquin et Yvan Dubuc permet de faire. Il nous permet de réfléchir à l’apport des autochtones dans la société québécoise d’aujourd’hui. D’ailleurs, comme je le mentionnais à l’une de mes #CMfriends, L’empreinte devrait inévitablement faire partie du cursus scolaire actuel.

Nous, les Québécois, avons toujours eu une culture bien distincte. Nos origines, canadienne-française, canadienne-anglaise, autochtone et métis, ont tous forgé notre identité. Voilà pourquoi il est difficile de nous comparer à nos «cousins» français. L’empreinte prend donc le temps de nous démontrer, avec l’aide d’intervenants autochtones et non-autochtones, cette partie de nous qui nous différencie tant, celle dont les autochtones sont en partie responsables, car la société québécoise actuelle a plus de liens avec les autochtones qu’elle ne le croit. Nous sommes tous des descendants de cette population métissée.

Tous les observateurs du XVIIe et XVIIIe siècle témoignent de cette réalité longtemps occultée (…) on a voulu «civiliser» les sauvages, mais ce sont les Français qui se sont «ensauvagés». – L’empreinte

La relation si tendue entre les autochtones et non-autochtones le serait peut-être moins si tous comprenaient cette réalité! Ce qui m’amène à conclure en disant que je suis ni plus Québécoise qu’autochtone, je me suis «ensauvagée» comme tout le monde et je dois me battre pour nos valeurs québécoises, celles qui incluent inévitablement les autochtones et les non-autochtones.

Texte: Andréanne O’Bomsawin – Mi-Québécoise, Mi-Abénakise, mais entièrement elle-même!

Photo: © Voir

Witchy, Jazzy, and Powerful!

Brought to you by Ghostly Hounds x CreativeMornings/Montréal.
Live February 27th opening for #MTLCM #CMethics

Ghostly Hounds is a Montréal witch-folk quartet that combines strings, horns and powerful vocals to create a dark, jazzy sound.  Francesca Daoust, vocalist and banjo extraordinaire, started playing a few years ago in BC. After hitchhiking and busking her way from Victoria to Halifax, she settled in Montréal and quickly began playing shows around the city. After performing a private patio concert in July 2015, she was approached by Matthew Dorfman (double bass) who was interested in collaborating. Shortly after, Suzanne Stirling and Zafer Zephyr joined the duo, adding trumpet and viola. This creative fusion came about very organically and the new quartet began recording their EP. Ghostly Hounds has since been playing multiple venues throughout Montréal and you can catch them throughout the city several times per month. This March they will take it on the road for a small Ontario tour. For tourdates, definitely check out their Facebook page.

What is the creative process like for the Ghostly Hounds?

Francesca creates songs as a way of processing her feelings and experiences. The writing is sporadic. Many months can pass without creating anything, while other times several songs may be written in one week. Francesca begins each arrangement with lyrics, vocals and banjo. She then reworks them with Matt to ensure a proper structure. After some modifications, the entire group jams together until a good composition emerges. The process is very collaborative.

Do you think being a ‘creative’ in Montréal is different from other cities?

Definitely! - Francesca says with a sparkle in her eye.

“The sheer number of people who are trying to do something with their creativity in Montréal is so much larger than any other city I have been to. Almost everyone seems to be connected to a creative outlet, whether through poetry, dance, painting, music, etc. There’s a real sense of celebration and community here. It’s been easy to connect in Montréal, whether through events like Creative Mornings or jamming in the park, it all facilitates more opportunities to expand, meet, create, and to be creative.”

On ethics and creativity.

Francesca believes that creatives who put themselves in the public eye should align themselves to the morals with which they identify with and should express themselves accordingly. However, she also acknowledges that once you create something it can easily take on a life of it’s own, becoming a separate entity from the person who created it. This can be observed in situations where fans enjoy a piece of art while simultaneously speaking out against the personal behaviours of the artist who created it.

Come listen to the Ghostly Hounds live at the next #MTLCM x #CMethics !

Find out more about Ghostly Hounds on their page Ghostly Hounds, Bandcamp or on Facebook

Interview with Francesca Daoust

Written by: Sophia Kapchinsky

Photo by: Daniel H Nadeau

Is it okay to hate the player but not the game?

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When I was a kid, my entire family gathered every week to watch the Cosby Show. It was the only show we watched together. We loved it. But, given Cosby’s alleged crimes, I simply wouldn’t be able to enjoy those shows the same way. The nostalgia has been tainted, quite likely demolished by the artist’s behavior.

Many of us strive to be ethical consumers. We drink fair trade coffee. We wear sweat-shop-free clothing. We may even research how creative works are produced, but do we pay as close attention to the artist or creator’s behavior outside the context of his or her art? Should we?

I know several people who absolutely hate Tom Cruise and refuse to watch his films. When I ask these friends why they dislike him and avoid his work, they don’t site his acting ability or the quality of his creative output, rather, they site odd behavior in interviews, statements he has made outside the context of filmmaking, and his connections to the Church of Scientology.

I personally find Tom Cruise odd, no question, but I like many of his movies and the way he leads his life off-screen doesn’t detract from my enjoyment of said movies. But, I must admit, upon watching Going Clear, a recent documentary about the Church of Scientology, their alleged crimes and Cruise’s involvement, I began to question whether my supporting the actor’s work was tantamount to condoning the actions of an organization that is, in more ways than one, in direct opposition to many of my own values.

As consumers of creative works, is it our responsibility to ensure that the artists we love share our values?  And if they do not, are we permitted to separate the artist from the art, or are they inextricably linked? Is it okay to hate the player but not the game?

I’m not sure there are satisfying answers to these questions. I think we all make these value judgements individually and inwardly. My friends have decided that, upon weighing their dislike for Tom Cruise against the pleasure they get from his movies, the former won out. Upon taking those same measurements, my own ethical scale tipped the other way. Right or wrong … I don’t know. But, holy cats, that opening scene in Mission: Impossible: Rogue Nation? So. Awesome.

Written by: Andre Farant

Illustration by: Stefano Di Lollo

Live music to start the day? Yes please!

Creative Mornings/Montréal is introducing live music to open the event. Come early to enjoy some good coffee, mingle with other creative souls while discovering new musicians. We were very happy to have Mahogany Fox kick-start the first Creative Mornings of the year!

Mahogany Fox, with members Michal Michalik and Jessica Royea, formed as a result of a somewhat unlikely success story. Jessica, having been out of the music scene for a few years taking care of her newborn son, placed a message into the modern day cosmos of the Internet in search of a guitar player. Michal answered. Having recently moved from Vancouver, B.C., he was in pursuit of a musical career in Montreal. Sparks of chemistry flew when they met! Now, a year and a half later, the two are expanding from a cover band to writing their own songs in their new band yourself w/ yourself (ywy).

Their inspiration comes from within the range of doo-wop to progressive rock, with the aim to create songs with a classic sound blended with variations from modern electronic music. You can follow Michal and Jessica on this journey by liking their Facebook page where you’ll also find links to their website and email.


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Text by: Sophia Kapchinsky

Savoir prendre le temps

Le temps est certes une denrée rare. Dans une ère où nos agendas sont réglés au quart de tour, prendre le temps d’assister à un événement CreativeMornings est presque une hérésie. Pourtant, comme nous l’ont rappelé les trois représentants de La Tank lors de la conférence du 18 décembre dernier, il faut savoir savourer le temps qui passe pour être créatif.  

Pour clore l’année en beauté, CreativeMornings nous a proposé une réflexion sur le temps. Les conférenciers invités étaient trois représentants du groupe La Tank, un regroupement de créatifs un peu fous qui s’investissent dans un nouveau projet à chaque mois. Ces projets sont assez variés, allant de la création d’une trousse de survie hivernale à la conceptualisation d’une pub vidéo, mais naissent tous du même désir de profiter du temps pour en apprendre toujours davantage.

La démarche de La Tank peut sembler improductive à première vue. En effet, pourquoi abandonner un projet une fois qu’il est maîtrisé? Jakub Szrodt, cofondateur de La Tank, admet même que plusieurs lui ont demandé de commercialiser ses produits tellement ils étaient bien reçus. Cela irait à l’encontre de la démarche, croit Justine Foucher, l’une des trois conférencières.

 « La répétition tue la créativité », affirme la jeune femme. « Nous sommes peut-être experts en rien, mais on apprend continuellement en sortant de notre zone de confort mois après mois. Sauter dans le vide nous force à vivre pleinement le moment présent. »

Alors pour avoir une année 2016 riche en créativité, Sylvie Lauture, troisième représentante de La Tank, nous invite à « prendre le pouls de la vie, à danser au fil des secondes, rire au rythme des minutes et savourer le temps, tout simplement ».

Vous pouvez lire le bilan 2015 de Sylvie sur le site de La Tank.

Rédaction : Mathieu Mireault

Voyelles Films : l’art d’agir

Derrière chaque film se cache une histoire. C’est donc un gros plan sur ce qui se passe derrière la caméra que nous ont offert Ménaïc Raoul et Gabrielle Tougas-Fréchette vendredi passé, à la conférence des CreativeMornings/Montréal, dont le thème était ACTION. Lors de cette présentation parsemée de fous rires, ces deux productrices, qui ont fondé la maison de production Voyelles Films, ont expliqué comment elles sont passées de travailler sur un film avec des Hot Paws dans leur soutien-gorge dans le Nord du Québec au luxueux tapis rouge de Cannes.

« Avant de pouvoir crier “Action!” sur un plateau de tournage, il faut de nombreuses heures de préparation », admettent d’emblée les deux conférencières. Pour rendre ce travail ingrat plus agréable, il faut d’bord savoir bien s’entourer. Au-delà de la qualité du scénario ou des acteurs, avoir une bonne équipe qui éprouve du plaisir à travailler ensemble peut faire la différence entre un bon film et un mauvais film. Les productrices en parlent par expérience. Elles ont même mis au défi l’auditoire, à la blague, de regarder leurs films pour découvrir lesquels n’avaient pas pu compter sur un aussi bon travail d’équipe.  C’est dans cette même logique que Ménaïc et Gabrielle ont fondé Voyelles Films. L’une plus analytique, l’autre plus rêveuse, les deux ont rapidement compris qu’on avançait plus rapidement en groupe lorsque celui-ci est complémentaire. Et en plus, c’est beaucoup plus amusant. « Nous sommes toujours en train de travailler », raconte candidement Ménaïc. « Notre vrai salaire, c’est les fous rires que nous avons ensemble. »

C’est donc le plaisir et la liberté qu’elles retrouvent dans leur travail – les deux productrices choisissent de produire uniquement des films qu’elles adorent – et c’est sur quoi repose leur succès. Une formule à laquelle elles ne comptent pas déroger de sitôt. En effet, malgré leurs nombreuses nominations pour leurs courts métrages, ici comme à Cannes, Ménaïc et Gabrielle admettent que si elles avaient à choisir le tapis rouge de Cannes ou un tournage dans le Grand Nord entre amis, elles choisiraient sans hésiter les Hot Paws!

Voici la bande-annonce du premier long métrage produit par Voyelles Films, Le coeur de Madame Sabali :


“They always say time changes things, but actually you have to change them yourself.”
~Andy Warhol

As usual, this month’s global CreativeMornings theme is a thought-provoking one. REVOLUTION can be a powerful or heroic word that may initially evoke thoughts of rebellion and militant movements from the past. 

Hopefully for most of us, the word has evolved to represent CHANGE minus the violence. Despite the fact that we often fear change and associate it with negative results, it’s the only constant in life (and I’m convinced that change is almost always a good thing). I also think it’s safe to say that most of us feel passionate about something that we feel needs to change, evolve, or improve.

I’ve done a great deal of reflecting about my own personal revolution(s) this month. That led me to wonder what some of our past speakers and MTLCM members would say about their personal revolutions or the causes that they strongly support. So I simply asked them the question.

So… what’s your personal revolution?

— Stefano Di Lollo is a designer and CreativeMornings/Montréal's Art Director


Justin Kingsley is a freelance Creative Strategist. He spoke about #HUMILITY at CreativeMornings/Montréal in April 2015.


Laurence Nerbonne is a painter and a signer-songwriter. She spoke about #UGLY at CreativeMornings/Montréal in January 2015.


Jonathan Bélisle is an interactions poet, partner at SAGA and creator of Wuxia the Fox. He spoke about #CHANCE at CreativeMornings/Montréal in November 2014.


Heidi Taillefer is a painter. She spoke about #COLOR at CreativeMornings/Montréal in September 2014.


Louis-Félix Binette is the owner and co-founder of f. & co. He is host of CreativeMornings/Montréal since February 2015.


Steve Bissonnette is Managing Partner at Plank. He was host of CreativeMornings/Montréal from May 2013 to February 2015.

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